Prédiction
En 2026, les stablecoins serviront de plus en plus de comptes financiers principaux pour les particuliers et les PME des marchés émergents, utilisés non seulement pour les transferts, mais aussi pour la paie, l'épargne et les soldes quotidiens, souvent en dehors des comptes bancaires traditionnels.
Preuve à l'appui
Les grandes plateformes migrent déjà leurs paiements et transferts de fonds vers les stablecoins, car ils offrent un règlement instantané 24h/24 et 7j/7 et une portée mondiale. Parallèlement, les améliorations de l'expérience utilisateur et l'intégration des cartes bancaires rendent les portefeuilles non-custodiaux utilisables au quotidien. Dans le même temps, les banques et les fournisseurs d'infrastructures fintech expérimentent des solutions pour intégrer les soldes on-chain à leurs systèmes centraux, ce qui marque une transition d'un système de paiement centralisé vers une utilisation comparable à celle d'un compte bancaire.
On peut observer cette évolution en Afrique à travers les volumes de transactions en stablecoins, qui ont atteint 54 milliards de dollars entre mi-2024 et mi-2025. Selon le rapport 2025 de Yellow Card, l'Afrique subsaharienne affiche désormais le taux d'adoption des stablecoins le plus élevé au monde, à 9.3 %, ces actifs étant principalement utilisés pour les paiements transfrontaliers, l'accès aux dollars américains et la protection contre la volatilité des monnaies locales.
La loi GENIUS, en offrant un cadre juridique clair aux stablecoins en dollars américains et en renforçant la confiance internationale, ouvre la voie à une adoption encore plus rapide à partir de 2026. Cette dynamique a incité des pays comme le Kenya, le Nigeria et l'Afrique du Sud à mettre en place des politiques favorisant les stablecoins et soutenant l'innovation encadrée.
XNUMX. Facteurs de risque
Les réticences réglementaires — notamment les préoccupations liées à la dollarisation, à la protection des consommateurs ou à la conservation des stablecoins — pourraient limiter l'accès des particuliers ou forcer une fragmentation en stablecoins locaux avant que ces produits n'atteignent leur pleine maturité.
Qui est Efayomi Carr ?
Efayomi est associé principal chez Flourish Ventures et cofondateur de Madica, où il siège également en tant qu'observateur au conseil d'administration.
Avant de rejoindre Flourish, il était directeur financier stratégique chez Lori, une start-up logistique spécialisée dans la création d'infrastructures de marché pour le secteur du transport routier. Auparavant, il a travaillé chez Quona Capital et au Boston Consulting Group, et a occupé le poste de responsable de la marketplace chez Jumia.
















