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    « En 2026, nous assisterons à un changement notable : les jeunes Africains, notamment au Kenya, commenceront à s'investir activement dans l'agriculture, y voyant une opportunité grâce aux technologies numériques », déclare Gatwiri Njogu-Mokaya.

    « En 2026, nous assisterons à un changement notable : les jeunes Africains, notamment au Kenya, commenceront à s'investir activement dans l'agriculture, y voyant une opportunité grâce aux technologies numériques », déclare Gatwiri Njogu-Mokaya.
    Source de l'image : Wunmi Eunice/TechCabal

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    Prédiction

    En 2026, nous assisterons à un changement notable : la jeunesse africaine, notamment au Kenya, s’investira activement dans l’agriculture, non plus par défaut, mais comme une véritable opportunité grâce aux technologies numériques. Ce phénomène sera impulsé par une numérisation accrue de la chaîne de valeur agricole au niveau des producteurs, le développement de services financiers numériques tels que le paiement instantané des produits agricoles, et un meilleur accès à des marchés transparents via les plateformes numériques et les réseaux communautaires.

    Preuve à l'appui

    Le Kenya affiche l'un des taux de pénétration d'Internet et des services de paiement mobile les plus élevés d'Afrique (Safaricom recense environ 32 millions d'utilisateurs de M-Pesa), et les jeunes de moins de 35 ans représentent plus de 75 % de la population. La convergence de la culture numérique et des technologies agricoles crée un terreau fertile pour l'engagement des jeunes.

    Les plateformes spécialisées dans l'agritech permettent le versement de paiements en temps réel aux agriculteurs, éliminant ainsi les délais de paiement de 3 à 6 mois qui, traditionnellement, décourageaient les jeunes de se lancer dans l'agriculture. Ces paiements instantanés suppriment l'incertitude des revenus qui poussait auparavant les agriculteurs, notamment les jeunes, vers le travail informel ou l'exode rural.

    On observe une adoption croissante des systèmes de gestion coopérative numérique qui suivent les intrants, les contributions des membres et la production, permettant un financement basé sur les données et une plus grande transparence.

    Les plateformes et les échanges nationaux sur le café, qui regroupent les acteurs de toute la chaîne de valeur du café et sont pilotés par Henry Kinyua, conseiller du président kényan pour le café, offrent aux agriculteurs un accès sans précédent au marché, une transparence des prix et un partage des connaissances en temps réel.

    Le programme de transformation économique ascendante (BETA) du gouvernement kényan privilégie l'innovation numérique et agricole, renforçant ainsi cette trajectoire.

    XNUMX. Facteurs de risque

    Un obstacle majeur pourrait être la faiblesse des infrastructures de proximité, notamment l'accès aléatoire à l'électricité, à Internet et aux routes, ce qui risque de ralentir le déploiement des plateformes technologiques et de limiter les avantages de la numérisation. Par ailleurs, des retards politiques ou réglementaires dans l'ouverture des écosystèmes agri-fintech ou la protection des données numériques des agriculteurs pourraient également freiner leur développement.

    Qui est Gatwiri ?

    Gatwiri Njogu-Mokaya est la PDG et cofondatrice de VunaPay, une startup kenyane spécialisée dans l'agrifintech et développant une infrastructure de paiement pour les agriculteurs et les filières agricoles. Avant de fonder VunaPay, elle était responsable du développement commercial et de la stratégie pour l'Afrique chez Oracle et a auparavant travaillé dans le développement de produits et d'activités chez Safaricom. 

    Elle a également contribué au lancement des initiatives à impact social de Safaricom, en développant l'expérience qui sous-tend aujourd'hui l'approche de VunaPay, axée sur les agriculteurs, en matière de paiements et d'accès financier.