• « En 2026, je m’attends à ce que le modèle de studio de capital-risque soit davantage reconnu comme une classe d’actifs à part entière », déclare Leslie Ossete.

    « En 2026, je m’attends à ce que le modèle de studio de capital-risque soit davantage reconnu comme une classe d’actifs à part entière », déclare Leslie Ossete.
    Source de l'image : Wunmi Eunice/TechCabal

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    Prédiction

    En 2026, je prévois que le modèle des incubateurs de startups sera davantage reconnu comme une classe d'actifs à part entière, notamment pour la création de jeunes entreprises sur des marchés mal desservis comme l'Afrique francophone et dans des secteurs négligés tels que les technologies climatiques et l'agriculture, où les risques d'exécution et la complexité technique sont élevés. Les incubateurs de startups seront de plus en plus perçus comme des infrastructures essentielles de l'écosystème, et non plus comme des acteurs marginaux ou expérimentaux.

    Preuve à l'appui

    Cette prédiction repose sur des preuves claires et observables. En Afrique anglophone, des studios comme Delta40 et Pyramidia s'attaquent à des secteurs complexes et souvent négligés, tels que le climat et l'agriculture. Pyramidia a récemment levé 2 millions de dollars auprès du Fonds néerlandais pour une croissance durable afin de créer des entreprises œuvrant pour la sécurité alimentaire.

    En parallèle, les institutions financières de développement s'engagent de plus en plus dans ce modèle, avec des programmes tels que le programme SAIS (Scaling Digital Agriculture Innovations through Start-ups) de la GIZ qui soutient les studios de création d'entreprises lançant des agritechs, notamment Mstudio et Delta40.

    XNUMX. Facteurs de risque

    Le principal risque réside dans le décalage entre la structure des incubateurs de startups et les cadres de financement existants. Sans une meilleure harmonisation des attentes en matière de capitalisation et de financement des infrastructures, les incubateurs de startups – et les jeunes pousses qu'ils créent – ​​pourraient avoir du mal à se développer, car certains investisseurs en capital-risque hésitent encore à financer les entreprises issues de ces incubateurs et les institutions financières de développement pourraient ne pas intervenir pour soutenir durablement les coûts d'exploitation des incubateurs, malgré leurs excellentes performances et leur impact évident sur l'écosystème.

    Qui est Leslie Ossete ?

    Leslie Ossete est une entrepreneuse panafricaine qui se concentre sur la création d'entreprises s'appuyant sur la technologie pour renforcer l'économie informelle de l'Afrique.

    En 2016, après avoir remporté le prix Hult, elle a levé un million de dollars et cofondé BuuPass, une startup de mobilité opérant en Afrique de l'Est. Elle a ensuite piloté l'expansion et le développement opérationnel de plusieurs entreprises technologiques africaines à forte croissance, dont Wave Mobile Money (la première licorne d'Afrique de l'Ouest francophone), ainsi que Bolt et Wasoko, en accompagnant le lancement de produits et leur implantation sur plus de dix pays africains.

    Aujourd'hui, Leslie est cofondatrice et directrice des opérations de Mstudio, un incubateur de startups basé à Abidjan. Mstudio accompagne des entrepreneurs dans la création, le financement et le développement de startups au service du secteur informel en Afrique francophone, en soutenant les fondateurs depuis la validation initiale jusqu'à la levée de fonds et la croissance. L'incubateur s'appuie également sur un réseau de plus de 50 fonds de capital-risque en Afrique et à l'international.