Prédiction
En 2026, les autorités de régulation africaines cesseront de tolérer le développement à grande échelle sans contrôle opérationnel dans les secteurs critiques des infrastructures numériques, notamment les paiements.
Avec l'augmentation des volumes de transactions, les infrastructures de paiement numérique seront de plus en plus considérées comme une infrastructure nationale plutôt que comme des produits technologiques à forte croissance. Les contrôles s'adapteront à cette échelle, rendant les circuits informels ou parallèles commercialement non viables pour les entreprises sérieuses, notamment dans les secteurs des transferts de fonds, des jeux en ligne et du change.
Preuve à l'appui
L'argent mobile traite déjà des dizaines de milliards de transactions par an et constitue le principal moyen de paiement dans de nombreuses économies africaines. À ce niveau de volume, les paiements cessent d'être un facteur de croissance et deviennent un problème de stabilité.
Nous constatons déjà cette évolution avec des licences plus strictes, un examen plus approfondi des flux de règlement et de change, et une intervention réglementaire plus rapide lorsque des pannes ou des décalages se répercutent sur l'économie réelle, ce qui entraîne naturellement un contrôle plus strict.
Facteur de risque
Le principal risque ici ne réside pas dans l'intention des autorités de régulation, mais dans leur capacité d'exécution. Sur certains marchés, les volumes de transactions augmentent plus rapidement que l'infrastructure de supervision, ce qui pourrait permettre aux circuits informels de perdurer plus longtemps que ne le souhaiteraient les régulateurs. Malgré cela, à mesure que les volumes augmentent, il devient de plus en plus difficile de maintenir des opérations à grande échelle sans contrôle.
Qui est Nikolai Barnwell ?
Nikolai travaille dans le secteur technologique africain depuis plus de dix ans. Il a débuté comme gestionnaire d'investissements chez 88mph, contribuant à la croissance d'entreprises telles que betPawa et Mdundo.
Il a ensuite accédé à des fonctions de direction opérationnelle en tant que directeur des opérations chez betPawa, et occupe aujourd'hui le poste de PDG de pawaPay, où il développe une infrastructure de paiement mobile pour les entreprises opérant à travers l'Afrique.
















